CONFERENCE DE PRESSE : Rendre visibles les bénévoles qui informent et défendent les droits des patients et de leur famille

Opération Silhouette : 100 établissements de santé de Nouvelle-Aquitaine déjà mobilisés

Invitation point presse : le 11 décembre 2024 à 10h30
au Centre hospitalier Charles Perrens à Bordeaux

L’opération Silhouette propose, depuis septembre 2024, à chaque établissement de santé de Nouvelle Aquitaine d’installer dans ses locaux la silhouette grandeur nature, de style bande dessinée, d’un homme et d’une femme affirmant haut et fort « Nous sommes les représentants des usagers, nous vous informons et défendons vos droits, vous pouvez nous contacter ».

Cette action régionale est portée par France Assos Santé Nouvelle Aquitaine, financée par L’Agence Régionale de Santé de Nouvelle Aquitaine et soutenue par les délégations régionales de la Fédération Hospitalière de France (FHF), de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP), de la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne Privés Solidaires (FEHAP).

L’opération Silhouette a pour objectif de faire largement savoir aux patients et à leur famille qu’il existe, dans chaque établissement de santé, des bénévoles issus d’associations qui exercent le mandat officiel de représentants des usagers.
Quelques semaines après son lancement, cette opération remporte déjà un franc succès avec plus de 200 silhouettes installées sur 167 sites de 100 établissements.
Un bilan régional sera dressé le 11 décembre avec l’ensemble des partenaires, des représentants des usagers et des directeurs d’établissements de santé.

Les porte-paroles officiels des patients et de leur famille

Les représentants des usagers ont pour mission principale de porter la parole des usagers des établissements de santé afin d’améliorer la qualité de leur prise en charge. Ils sont les garants du respect de leurs droits et de leurs intérêts.
Dans les hôpitaux ou en clinique, ils organisent notamment des permanences d’écoute dans les Espaces ou les Maisons des usagers. Ils peuvent aussi accompagner les patients et leur famille dans leurs démarches, les informer sur leurs droits et être un interlocuteur en cas de plainte ou de litige.
Au sein de la Commission des usagers, qui est mise en place dans chaque établissement de santé, ils travaillent avec la direction et les représentants des différents corps de métiers pour améliorer le fonctionnement de l’hôpital, mieux répondre aux besoins des patients, de leurs proches, et faire respecter leurs droits. Ils ont accès aux plaintes et réclamations des usagers et veillent à ce qu’une réponse convenable leur soit apportée.

Les thématiques abordées dans les Commissions des usagers sont très variées. Elles portent le plus souvent sur le consentement aux soins, les frais de prise en charge, l’accès au dossier médical, la prise en charge de la douleur, la fin de vie, la bientraitance, les incivilités, la sécurité, la vie quotidienne (repas, parking, confort…).

De vrais partenaires pour les établissements de santé

Pour les établissements de santé, il est important que les patients connaissent l’existence des représentants des usagers. Ils contribuent à faire remonter les problématiques rencontrées par les patients et leur famille. Ces retours sont traités et analysés par les établissements. Ils participent directement à l’amélioration des prises en charge et à la sécurité des soins. Le vécu des patients est devenu un élément à part entière de la qualité des soins. Il est aujourd’hui pris en compte dans la certification des établissements de santé.
L'opération Silhouette permet de renforcer l'association des usagers et de leurs représentants à la vie et au fonctionnement des établissements.

Des bénévoles membres d’associations locales agréées

Les représentants des usagers sont issus de la loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades et la qualité du système de santé. Ils doivent être membres d’associations de santé agréées « usagers de santé » par le ministère de la santé. Ils sont nommés par le Directeur de l’Agence Régionale de Santé. Ces associations sont réunies au sein de France Assos Santé qui assure la formation continue des représentants des usagers, anime leur réseau et veille à leur présence effective dans les établissements de santé.

Des acteurs de la démocratie en santé

Au-delà de leur présence dans les établissements de santé, les représentants des usagers siègent aux Conseils territoriaux de santé, installés dans chaque département, et à la Conférence régionale
de la santé et de l’autonomie. Ils permettent, au sein de ces instances, d’intégrer les attentes des usagers aux politiques de santé mises en place par l’ARS Nouvelle Aquitaine.
La valorisation des représentants des usagers, notamment par l’opération Silhouette, constitue pour l’ARS Nouvelle Aquitaine un levier pour soutenir l’expression des usagers et renforcer la démocratie en santé.

 

Télécharger le communiqué de presse 

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#JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA DOULEUR : Voix d'enfant, quand la douleur parle

Comme chaque année, nous nous engageons pour la journée mondiale de la douleur ! Cette année, petit focus sur les enfants avec bientôt la parution en Nouvelle-Aquitaine du « carnet douleur » pour les enfants. Un livret destiné à accompagner l’enfant douloureux dans sa trajectoire de soins et au quotidien,  pour qu’il puisse l’encourager à mieux s’exprimer auprès de son entourage à propos de ses douleurs. En effet car, si la prise en soins des plus petits a évolué de manière significative ces dernières années, nous pouvons faire mieux !

Douleur de l'enfant, une prise en compte récente

Jusque dans les années 70 on ne pratiquait pas toujours d’anesthésie chez les bébés, pensant que leur système nerveux ne ressentait pas la douleur et que leur mémoire ne leur permettrait pas de se rappeler de l’événement traumatique. Si aujourd’hui, on sait que l’information douloureuse est bien transmise, des progrès en matière de prise en soins restent à faire.

Aujourd'hui, la prise en soins de la douleur des enfants repose sur plusieurs principes fondamentaux.

Il est tout d’abord  crucial d'évaluer la douleur de manière précise. Des outils spécifiques, tels que des échelles visuelles adaptées à l'âge, permettent aux soignants d'obtenir des indications claires sur l'intensité de la douleur ressentie par l'enfant. De plus, la formation des professionnels de santé sur la communication avec les jeunes patients joue un rôle essentiel pour recueillir des informations pertinentes. Autrement dit, il est impératif d’encourager à la formation des soignants tout comme celle des accompagnants !

Les traitements de la douleur sont également adaptés à l'âge et au développement de l'enfant. Les médecins privilégient souvent une approche multimodale, combinant des médicaments analgésiques avec des techniques non pharmacologiques, telles que l'hypnose, la relaxation ou la distraction. Cette approche holistique vise à réduire la douleur tout en minimisant les effets secondaires des traitements.

Par ailleurs, l'importance de l'environnement est reconnue dans le cadre des soins. Créer un milieu rassurant et chaleureux, incluant la présence des parents, peut significativement diminuer l'anxiété des enfants et, par conséquent, leur perception de la douleur. Les hôpitaux et cliniques françaises mettent de plus en plus en œuvre des politiques favorisant la parentalité et l'accompagnement des familles dans le processus de soins.

Enfin, des initiatives nationales, telles que des recommandations et des protocoles spécifiques pour la prise en charge de la douleur pédiatrique, montrent l'engagement des autorités sanitaires à améliorer les pratiques. Des campagnes de sensibilisation visent également à informer le grand public sur la reconnaissance et la gestion de la douleur chez les enfants.

En somme, la prise en soins de la douleur des enfants en France a fait des progrès considérables, mais des défis demeurent. Il est essentiel de continuer à sensibiliser les professionnels de santé, à former les équipes, et à intégrer les familles dans le processus de soins, afin de garantir une prise en charge optimale et respectueuse des besoins des jeunes patients.

 

La place des associations et de représentants des usagers (RU) dans l'évolution des pratiques 

Les représentants des usagers et les bénévoles ont aussi un rôle à jouer à la fois dans la communication des droits mais aussi dans leur défense. Leur implication contribue à améliorer la qualité des soins et à garantir que les besoins spécifiques des jeunes patients soient pris en compte.

Pour nous bénévoles, plusieurs axes d’engagements sont à appréhender :

  •  Sensibilisation et information : Les représentants des usagers peuvent aider à sensibiliser les professionnels de santé et le public sur l'importance de la gestion de la douleur chez les enfants. Ils peuvent partager des témoignages et des expériences qui soulignent les défis rencontrés par les familles.
  • Amélioration des pratiques : En participant aux CLUD (comité de Lutte contre la Douleur), aux comités d’éthique, aux groupes de travail et aux différentes journées dédiées, les représentants peuvent donner leur avis sur les protocoles et les pratiques en matière de gestion de la douleur, s'assurant qu'ils répondent aux besoins des enfants et de leurs familles.
  • Collecte de retours d’expérience : Ils peuvent recueillir et transmettre les retours d’expérience des familles concernant la prise en charge de la douleur, permettant ainsi d’identifier des lacunes et des pistes d'amélioration.
  • Promotion de la communication : Les représentants des usagers encouragent une meilleure communication entre les professionnels de santé et les familles. Ils peuvent aider à établir des canaux de dialogue pour s'assurer que les préoccupations des parents et des enfants sont entendues et prises en compte.
  • Formation et sensibilisation : Ils peuvent participer à des sessions de formation pour les professionnels de santé, afin de partager des perspectives sur la douleur pédiatrique et de promouvoir des pratiques centrées sur l'enfant.
  • Évaluation des services : Les représentants peuvent contribuer à l'évaluation des services de santé, en s'assurant que les politiques et les pratiques en matière de douleur pédiatrique sont adaptées et efficaces.

 Leur voix aide à humaniser les soins, à promouvoir l’écoute et à garantir que les droits et les besoins des jeunes patients sont respectés. Il est fondamental que les enfants puissent s’exprimer. Aidons à libérer leur parole pour ensuite améliorer les prises en charges !

 


#SEMAINE SECURITE DES PATIENTS 2024

Chaque année, sous l'égide du Ministère de la Santé, les acteurs de santé se mobilisent pour promouvoir l’implication des patients, des résidents et usagers et des professionnels de santé autour de thématiques fortes en faveur de la sécurité des patients.

Améliorer le diagnostic pour la sécurité des patients.

La Semaine nationale sur la sécurité des Patients (SSP) se tiendra du 16 au 20 septembre 2024. Elle vient en écho de la Journée Mondiale de la Sécurité des Patients organisée par l'OMS (Organisation Mondiale de Santé) qui se tient chaque année le 17 septembre.

Cette année le thème choisi porte sur « améliorer le diagnostic pour la sécurité des patients » en soulignant l’importance cruciale d’un diagnostic correct et rapide pour assurer la sécurité des patients et améliorer les résultats en matière de santé.

Retrouverez l’annonce du thème 2024 publiée sur le site de l’OMS

Ce thème s’inscrit en cohérence avec les objectifs et les axes de la feuille de route nationale pour améliorer la sécurité des patients et des résidents 2023-2025, lancée officiellement lors de la SSP 2023. « Améliorer la sécurité des patients et des résidents » : la 1ère feuille de route 2023-2025 du ministère - Ministère du travail, de la santé et des solidarités (sante.gouv.fr)

La semaine nationale de la sécurité des patients 2024 sera l’occasion de dresser un premier bilan des actions portées par la feuille de route.

Le programme des actions prévues en Nouvelle-Aquitaine sera bientôt disponible !